Ouverture de Microsoft Online Services aux entreprises européennes

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Publié le : 10/03/2009 vers 8h par :
Gilles SALOMON

Microsoft se positionne en force sur le marché des services professionnels

A l'occasion du CeBit, Microsoft vient d'annoncer l'ouverture aux entreprises européennes de la version d'évaluation de Microsoft Online Services (MOS), quelques mois après avoir débuté ce service sur le continent américain.

Cette nouvelle offre fait de l'éditeur un des plus gros fournisseurs mondial de services hébergés et préfigure l'ouverture de services applicatifs qui seront basés sur sa plateforme Azure.

Avec cette annonce Microsoft rompt avec sa politique habituelle de taux de change et prend partiellement en compte la valeur de la monnaie européenne en facturant un prix de service en euros nominalement inférieur au prix exprimé en dollars.

Microsoft Online Services :  L'offre Online Services consiste dans un ensemble de services hébergés par l'éditeur visant à offrir des services de messagerie, de collaboration, de CRM  et de communication accessibles soit depuis un client « riche », soit depuis un navigateur (http://www.microsoft.com/online).

Sont concernés aujourd'hui Exchange, SharePoint, Dynamics CRM et Live Meeting sachant qu'à terme l'objectif affiché par l'éditeur consiste à fournir en mode hébergé l'ensemble de ses applications serveurs.

S'agissant de services professionnels, Microsoft s'engage sur un SLA spécifiant une disponibilité de 99.9 % de ses services et précise que ses services garantissent une sécurité des données qui repose sur une géo redondance de ses installations.

L'infrastructure européenne de MOS s'appuie sur le datacenter Irlandais de Microsoft, supporté par un deuxième datacenter situé à Amsterdam en cas de défaillance.

Techniquement parlant, le service de messagerie de MOS s'appuie sur une version « multi tenant » d'Exchange, dérivé d'Office 14. Cette infrastructure permet de mutualiser les ressources serveurs de façon à supporter plusieurs entreprises sur un même serveur Exchange et ainsi de réduire significativement les coûts d'exploitation. Une évolution semblable est attendue un peu plus tard concernant SharePoint.

Un modèle de prix attractif, des services à la carte ou sous forme de suite et deux niveaux de service :

Les services de MOS sont disponibles en deux versions, une version « Information Worker » qui tire parti des applications installées sur un poste client riche (Outlook pour accéder à Exchange, Office pour travailler avec des librairies SharePoint) et une déclinaison « Diskless Worker » destinée aux utilisateurs occasionnels, qui ne permet de se connecter que via un navigateur.

La gamme des services proposés dans MOS :

Les prix (en dollars) des services Information Worker sont les suivants. On verra plus loin que pour la première fois Microsoft applique des prix en Euros qui prennent partiellement en compte les différences de taux de change :
 - Exchange (à la carte): $10
- SharePoint (à la carte): $7.25
- Communications (à la carte): $2.50
- Live Meeting (à la carte): $4.50
- Business Productivity Online Standard Suite comprenant l'ensemble des services ci-dessus : $15, soit une remise de 38 %

Si nécessaire, des options permettent de bénéficier d'un espace de stockage supplémentaire pour l'utilisation d'Exchange comme de SharePoint. A noter que ces prix sont dégressifs en fonction des quantités et que des conditions particulières s'appliquent aux entreprises qui disposent d'un Entreprise Agreement.

Les services Information Worker sont accessibles via les applications du poste de travail, comme depuis un navigateur, et s'appuient sur ActiveSync pour fournir la fonctionnalité de push email pour les mobiles supportant ces protocoles (Windows Mobile 6.x, BlackBerry, iPhone, Nokia, ..).

Les prix de l'offre « Diskless Worker » sont les suivants :
 - Exchange Diskless Worker: $2
- SharePoint Diskless Worker: $2
- Diskless worker Online (combinaison des deux services précédents): $3
- Dynamics CRM Online: $39

Cette offre destinée à des utilisateurs occasionnels permet de couvrir pour un prix attractif (3$/mois/utilisateur soit 36 $ par an) les populations de cols bleus, de techniciens itinérants, de collaborateurs ne justifiant pas la mise à disposition d'un poste dédié dans l'exercice de leur fonction.

Les deux niveaux de services se distinguent également par le niveau de stockage proposé : 5 Go par BAL pour Exchange en mode IW et 500 Mo en mode DW. 250 Mo pour les utilisateurs de SharePoint en mode IW et accès en lecture seule (pas de stockage) pour le service DW.

Concernant l'usage de ces services, 60 % des clients américains jusqu'ici ont opté pour l'offre BPOS combinant les différents services (15 $ /utilisateur/mois).

Du point de vue de l'entreprise, le mode de facturation basé sur un abonnement mensuel présente l'intérêt d'être plus simple à comprendre et à budgéter que le modèle de licence traditionnel (licence serveur et CAL). Il présente également l'avantage de constituer une facturation à l'usage.

Une nouvelle licence « double » :  En passant d'un modèle basé sur la vente de licences à une offre qui repose sur un abonnement, Microsoft abandonne sa vénérable « CAL » (Client Access Licence) pour une User Subscription Licence (USL). 

Contrairement aux CAL, une USL ne nécessite pas d'être couverte par la maintenance de Microsoft appelée SA (Software Assurance) pour bénéficier des évolutions fonctionnelles des versions à venir. A contrario, dès que l'abonnement cesse, l'entreprise perd ses droits à l'utilisation du service hébergé ce qui n'est pas le cas d'une CAL qui représente une licence d'utilisation perpétuelle.

La particularité d'une USL est que cette licence permet d'accéder à la fois aux services hébergés par Microsoft tout comme aux serveurs de son propre datacenter.

Les deux accès possibles pour le détenteur d'une ULS :  Il est possible d'avoir un mix de CAL et d'USL dans une même entreprise mais seuls les détenteurs d'USL pourront accéder aux serveurs hébergés. A noter que dans le cas d'une utilisation mixte, l'entreprise devra avoir licencié les serveurs utilisés en interne.

L'exemple de double utilisation donné par Microsoft est celui d'une entreprise qui utilise SharePoint comme frontal d'applications métiers (SAP, ...) et qui souhaite permettre aux utilisateurs de déployer leur propres sites de collaboration sans faire appel à la DSI. Ces sites SharePoint externes seront hébergés et sauvegardés dans MOS et seront entièrement gérés par leurs utilisateurs.

Pour les entreprises intéressées, il est possible de négocier une « step up » entre les CAL existantes et les USL, sous réserve d'avoir un Accord d'Entreprise en place avec une Software Assurance active.

Les cibles de MOS :  Microsoft distingue plusieurs types d'entreprises potentiellement intéressées par ce service. Du côté des grands comptes, l'éditeur met en avant le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline qui vient de souscrire à 100 000 accès pour ses collaborateurs et ses partenaires sur l'ensemble des pays dans lesquels il est implanté. MOS compte également comme clients des entreprises comme  Coca Cola, Philips, Nokia, Eddie Bauer dont l'utilisation se mesure en dizaines de milliers de comptes.

Les scénarios anticipés pour les grands comptes comprennent la nécessité d'intégrer rapidement les collaborateurs d'une entreprise dans un nouvel annuaire global à l'occasion d'une acquisition de sociétés. L'éditeur vise également les entreprises hésitant à déployer une nouvelle version d'Exchange dans leur datacenter ou qui se livrent à ces calculs de TCO concernant leur infrastructure de messagerie et de collaboration.

L'approche financière qui prévaut dans ce type de structure qui vise à privilégier les dépenses d'exploitation (opex) plutôt qu'à réaliser des investissements en capital devrait constituer un facteur de soutien à MOS.

Le marché potentiel de MOS en France selon le marketing de Microsoft

Microsoft vise également les PME qui voudraient accéder à un ensemble de services de communication et de collaboration qui transcendent les fonctionnalités des services de messagerie grand public qu'elles utilisent aujourd'hui. MOS leur permet de mettre en œuvre des services de collaboration et de communication avancés comme la vidéo conférence et ainsi d'économiser sur leurs frais de déplacement, ceci sans devoir gérer la complexité ni d'avoir à supporter les coûts d'un déploiement de serveurs Exchange et SharePoint dans leur entreprise.

Concernant encore les PME, Microsoft met en avant son offre « Deskless Worker » comme pouvant intéresser les agents des services municipaux ainsi que les emplois industriels.

Les premiers pourraient devenir destinataires des messages envoyés par leur RH, les seconds pourraient accéder aux informations de leur CE sur l'intranet de l'entreprise, sans oublier la mise à disposition d'une boite aux lettres.

De fait, beaucoup de collaborateurs en entreprise n'ont pas de PC dédié bien qu'étant par ailleurs utilisateurs d'un micro-ordinateur dans leur cadre domestique. Ces salariés pourraient bénéficier d'une solution low cost basée sur MOS pour une meilleure intégration dans le système d'information de leur entreprise.

anaux de vente et conflits potentiels :  La commande de licences MOS se fait soit par l'intermédiaire d'un portail appelé Microsoft Online Customer Portal (MOCP) accessible à l'URL www.microsoft.com/online, soit dans le cadre d'un Accord d'Entreprise.

Dans le premier cas, il est possible de souscrire au service hébergé pour un minimum de cinq postes en choisissant les composants individuels ou la suite, dans le deuxième cas, seules les suites seront disponibles.

Une entreprise peut commander en ligne directement ou passer par son partenaire habituel, le prix final étant le même dans les deux cas.

Pour le prestataire par contre, la différence n'est pas négligeable puisqu'il percevra une commission de Microsoft proportionnelle à la valeur de l'engagement du client pendant la durée du contrat.

Cette commission est de 12 % de la facturation annuelle à la signature du contrat et de 6 % annuellement sur les revenus récurrents générés. On comprend dans ces conditions pourquoi Microsoft se targue d'avoir recruté 3 000 partenaires MOS et pourquoi Google a annoncé plus récemment un programme similaire pour commercialiser son offre.

Avec cette politique, Microsoft ménage son réseau de revendeurs qui constitue un des piliers de son business model de vente indirecte, à l'exception notable des hébergeurs traditionnels qui vont devoir faire face à une nouvelle concurrence redoutable.

ne tarification « Européenne » :  Une particularité notable de cette annonce réside dans un mode de tarification qui s'écarte de la pratique de Microsoft consistant à appliquer des prix en euros qui soient nominalement les mêmes que les prix en dollars, engrangeant au passage une plus value non négligeable lié au taux de change.

Microsoft applique une politique de prix différente concernant les prix Européens de MOS avec l'application d'un taux de change qui répercute partiellement les écarts de valeur. Le taux pratiqué par Microsoft est de 0.85 € par dollar, le cours actuel de marché étant de 0.79 € par dollar.

Interrogé sur ce sujet, Marc Jalabert, directeur marketing de Microsoft France, précisait que cette tarification était spécifique au service Microsoft Online et prenait en compte les conditions du marché, la concurrence, les retours des clients et partenaires ...

Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une première qui pourrait présager d'autres évolutions similaires concernant d'autres lignes de produits.

Les prix européens des services de MOS :  Le bénéfice de l'intégration : Avec son offre MOS, Microsoft entre de plain pied dans le marché des services hébergés en se différenciant toutefois du mode SaaS en ce sens que son offre est utilisable soit depuis un poste client riche, soit depuis un client Web.

Dans le premier cas, MOS constitue une illustration de l'approche Software +Services défendue par l'éditeur consistant, pour reprendre une expression datant du client-serveur, à offrir le « meilleur des deux mondes ». BPOS permet de bénéficier de la richesse fonctionnelle, de la rapidité d'exécution et de la qualité d'une interface utilisateur s'appuyant sur les capacités graphiques du poste client tout en apportant l'ensemble des bénéfices d'une externalisation de l'infrastructure serveur.

L'utilisateur d'Outlook ou d'Office ne fera pas la différence entre une infrastructure traditionnelle et un accès via MOS. L'entreprise pourra réaliser des économies de temps et d'argent en sous traitant à Microsoft la charge de configuration, de support, de maintenance et d'évolution des serveurs.

On notera également que les tenants d'une approche exclusivement SaaS ont tendance à se rapprocher d'une architecture distribuée entre le client et le cloud si l'on en croit la récente annonce de GMail en mode offline ou le fait que Salesforce.com propose une version « locale » de son outil. La panne de GMail intervenue il y a quelques jours a servi à rappeler les limites d'une dépendance exclusive vis-à-vis du mode connecté.

La deuxième caractéristique de MOS réside dans son intégration avec l'infrastructure existante de l'entreprise. Même si une partie des utilisateurs d'une entreprise utilise des services de messagerie hébergés dans MOS, les outils de synchronisation d'Active Directory développés par Microsoft garantissent une unicité de l'annuaire et donc permettent une communication entre tous les employés de l'entreprise, indépendamment du fait que le serveur soit hébergé dans le datacenter ou bien par Microsoft. Qui plus est, les boîtes aux lettres sont susceptibles d'être déplacées du datacenter vers le cloud et vice versa.

Cette souplesse dans l'architecture constitue un élément différentiateur essentiel dans la bataille que Microsoft est en train de livrer avec des solutions SaaS « pures » qui n'offrent pas un tel niveau d'intégration et de synchronisation avec l'infrastructure de l'entreprise.

Même si on considère que l'avenir consiste dans une informatique qui sera un jour totalement basée sur le cloud computing, il est un fait est que cette évolution prendra un grand nombre d'années et on peut raisonnablement s'interroger sur la faisabilité d'un système d'information qui soit intégralement hébergé, s'agissant par exemple d'un ERP.

En offrant la possibilité de déployer une infrastructure hybride, MOS permet de mettre en place une transition graduelle, autorisant les allers et retours entre datacenter et services hébergés et en assurance la cohérence et l'unicité du système d'information.
 Implications concurrentielles

MOS permet une utilisation via un client Web léger à un prix particulièrement intéressant (3 $ par mois par utilisateur ou 2.56 € pour les entreprises européennes).

Cette offre représente une réponse aux critiques qui sont souvent faites à Microsoft de facturer un prix jugé prohibitif pour un pack Office très souvent sous-utilisé par des collaborateurs n'ayant qu'un besoin ponctuel de traitement d'informations.

Avec l'offre Deskless Worker, Microsoft vise la population des cols bleus, des sous traitants qui ne nécessitent pas la richesse fonctionnelle d'Office pour accomplir leur mission mais qui resteront malgré tout partie prenante des ressources de l'entreprise.

On peut considérer que cette offre représente une réponse partielle à Google Apps et son prix de 50 $ par an, même s'il manque des composantes de productivité individuelle qui apparaitront peut être avec les Web Applications d'Office 14.

MOS représente également une attaque frontale vis-à-vis d'IBM. Depuis de nombreuses années Microsoft alimente le développement de ses ventes de messagerie via la migration d'infrastructures Lotus Notes vers une plateforme Exchange et SharePoint. Dans certains cas, les projets de migration ont été freinés par la complexité et le coût de telles migrations. Avec MOS, Microsoft permet une migration quasi instantanée et cite le cas d'Eddie Bauer, un couturier américain qui a migré 1 400 utilisateurs en un week end en les faisant passer de Notes le vendredi à Outlook le lundi matin.

De fait, MOS est sans doute une arme essentielle dans la stratégie de Microsoft vis-à-vis d'IBM puisque 70 % des entreprises de plus de 10 000 postes ayant signé un contrat MOS sont des anciens utilisateurs de Notes qui migrent vers Exchange.

Un nouveau business model fondé sur le partage des efficiences :  Dans une intervention publique récente consacrée à Azure, un représentant de Microsoft faisait le calcul suivant :
Le service Exchange Online dont le prix est fixé à 10 $ / mois peut se comparer avantageusement au coût du même service hébergé au sein du datacenter de l'entreprise.
Dans ce dernier cas, le coût de licence (client et serveur) est estimé par Microsoft à environ 3 $ / mois, prix auquel il convient d'ajouter les coûts additionnels représentés par l'infrastructure, les ressources en  personnel, les frais liés à l'exploitation, ... Si l'on prend en compte l'ensemble de ces charges, d'après Microsoft, le coût global est d'environ 18 $ / mois / utilisateur.

On peut bien sûr discuter de ces données dont le détail n'était pas fourni mais la différence n'en est pas moins de 45 % et sans doute supérieure si on prend en compte la suite BPOS (15 $/ mois ou 12,78 €).

Si cette équation économique se vérifie, il peut être tentant pour une entreprise de penser sérieusement à externaliser des services de collaboration, de messagerie et à terme de communication, services qui ne constituent pas le cœur de métier d'une entreprise.

Non seulement l'entreprise pourra potentiellement réaliser des économies substantielles mais elle pourra réaffecter ses ressources techniques à des applications métiers dont les retombées auront un impact plus direct sur son résultat.

C'est ce que laissent à entendre les entreprises citées par Microsoft. L'éditeur fait référence à GlaxoSmithKline qui vient de basculer 100 000 utilisateurs de Notes vers Exchange Online et dont le DSI affirme avoir réalisé 30  % d'économies sur ses coûts opérationnels. Stephen Elop, Président de la Division Business de Microsoft promet des économies de 10 à 50 % aux entreprises qui adopteront MOS.

Du point de vue de Microsoft, le fait de mutualiser les coûts opérationnels de ces services sur un nombre de clients appelé à se développer rapidement permettra de dégager une marge bénéficiaire tout en permettant à ses clients de réaliser des économies, ce que les américains appellent une proposition « win win ».

Cette approche semble être une des réponses que Microsoft entend développer pour continuer à se développer malgré un contexte de récession économique : permettre à ses clients de réaliser des économies sur les coûts d'exploitation tout en engrangeant une partie des économies réalisées.

A ce jour MOS semble répondre à une attente du marché. Microsoft annonce plus de 500 000 licences USL commercialisées et plus de 30 000 entreprises se sont inscrites pour évaluer le service. Si le taux de conversion reste une inconnue, il apparait que sur ce front Microsoft ait déjà pris le large sur ses concurrents et notamment Google dont l'offre a du mal à convaincre les entreprises.

De fait, Microsoft représente de facto le plus gros opérateur de services professionnels hébergés, loin devant ses concurrents traditionnels comme Oracle, IBM ou Sun.

MOS représente un premier pas dans la transition du business model de Microsoft vers un modèle fondé sur la commercialisation de services sous abonnement. Le second volet sera annoncé dans quelques mois avec l'ouverture de services applicatifs reposant sur la plateforme Azure (Source IT Channel)

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